martes, 31 de mayo de 2011

POUR UNE DEMOCRATIE SUBSTANTIELLE.

Aquí tenéis una traducción al francés de la mayor parte del artículo "Por una democracia sustancial", que podéis encontrar más abajo, aparecida en laweb http://www.autrefutur.org/ de la CNT Francesa.

José Luis Carretero Miramar, de Solidaridad Obrera, nous donne cet avis personnel, le 23 mai, Pour une démocratie substantielle
Ces jours ci les places de nos villes ont été occupées par la jeunesse. Elle réclame une “démocratie réelle”, revendique une autre société. La dictature féroce et autiste des marchés a été remise en question par la mobilisation massive et assembléaire d’un peuple entier qui, las de tant de mansuétude, s’est enfin décidé à se rendre maître de son propre destin. […]
Dépassant le précaire médiatique et le “consensus” forcé qui, inauguré dans la transition, a empêché durant des décennies le plein exercice des droits démocratiques par une partie des citoyens, la prise de décisions participative et assembléaire a démontré être un excellent ciment commun.
Mais il faut tenir compte de quelque chose de plus : la nouvelle démocratie réelle ne fonctionnera et ne sera pas possible sans une base sociale suffisamment étendue. Et cela nous pousse à affronter le problème du social et du travail : il n’y a pas de démocratie si elle s’arrête aux portes des lieux de travail, s’il y a une énorme disparité entre les possibilités économiques des différents secteurs productifs, qui pousse les “perdants du marché” à la misère, la précarité ou l’abandon. Sans résoudre la “question sociale”, sans un contenu claire sur ce plan, la démocratie politique ne sera plus qu’un jeu fragile de miroirs, toujours sur la corde raide.
Nous devons donc réclamer la fin de la dictature néo libérale et du pillage effectué par l’oligarchie financière avec la même force et la même impétuosité qu’on réclame d’autres choses : la prétendu dette externe (et, surtout, privée des entités financières) doit être soumise à un audit rigoureux qui impose un accord substantiel ou, simplement, refusée ; les privatisations doivent être suspendues et annulées ; la banque doit être soumise à un contrôle public exhaustif ou nationalisée. Nous devons même aller plus loin, si nous recherchons vraiment et si nous défendons une démocratie substantielle : la cogestion, la récupération d’entreprises par les travailleurs eux-mêmes, le coopérativisme, l’entreprise autogestionnaire et l’économie sociale doivent être appuyés de façon décidée par les nouvelles forces démocratiques. […]
Et cela, bien au-delà des “patriotismes d’organisation” et les aigreurs et les mesquineries de certains secteurs de la gauche qui ont été incapables de comprendre que, quand les gens se soulèvent, tous les catéchismes sont de trop. Si nous voulons construire une nouvelle société, une démocratie substantielle, nous devons chercher les racines de l’arbre de l’inégalité et l’arracher avec fermeté. C’est l’heure des gens, de ceux qui étudient, travaillent et rêvent (qu’ils aient ou pas ce qu’on appelle un “emploi”), de ceux qui doivent décider.
C’est l’heure que le peuple prenne la parole.
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